lundi 12 août 2019

Le monarque...encore !

J'avais mentionné lors de mon dernier article que je ferais un avant/après de mon terrain pour constater l'évolution au cours des dernières années, mais je devrai remettre à plus tard car présentement chez moi c'est : MONARQUE !!!!

J'avais vu jusqu'à maintenant 2 femelles mais le 5 août une 3e s'est pointé le nez, et on remarque sur la photo que ses ailes inférieures ne sont pas endommagées, contrairement aux 2 autres femelles vues précédemment :



Aussi, j'ai depuis refait un décompte des chenilles et j'en ai compté 46 !!! Le décompte est difficile car certaines sont sous les feuilles et d'autres sur les tiges. J'ai compté aussi le nombre de tiges d'asclépiades qu'il y a dans mon jardin et j'arrive à 89. Voici quelques photos des chenilles, on peut voir qu'elles ont grandi depuis mon dernier article du 29 juillet :





Quelques fois il y a congestion :






Donc normalement tout va bien, les chenilles mangent les feuilles de l'asclépiade afin d'atteindre leur maturité, à l'abri des prédateurs grâce à leur toxicité. Mais quelques fois quelque chose se produit, et certaines ne se rendent pas à maturité, comme celle-ci, que j'ai trouvé inerte et desséchée, sur une feuille d'asclépiade :



Un matin je suis allée faire mes observations, et j'en ai vu quelques unes qui se dirigeaient vers le sol :



Alors j'ai fait ce qu'il ne faut pas faire : lorsque j'ai vu qu'elles arrivaient au sol, je les ai prises et je les ai remises en haut du plant d'asclépiade, sur une belle grosse feuille, afin qu'elles ne manquent pas de nourriture. Sachant que les chenilles, lorsqu'elles tombent du plant, ont de la difficulté à retrouver l'asclépiade, je me suis dit : ''aidons-les un peu, remettons-les sur la plante !''. 

ERREUR !

Pourtant je sais qu'il ne faut pas intervenir et laisser la nature suivre son cours puisque rien n'arrive pour rien et tout finit par s'équilibrer. Je sais cela mais je ne l'ai pas fait, je me suis pensée meilleure que la nature, et je suis intervenue, pensant bien faire. Par la suite j'ai eu un doute, et j'ai re-consulté le livre ''L'univers du monarque'', et cette phrase est venue confirmer mon erreur :

'' ...les chenilles choisissent en règle générale pour leur dernière mue un endroit bien protégé, stable, à l'abri du vent et de la pluie, comme le surplomb d'une clôture ou la fourche d'un arbre''.

Ces chenilles se dirigeant vers le sol étaient elles à la recherche d'un abri pour muer ? Ho misère que je me sentais mal...Je suis retournée dehors et je me suis mise à bien observer aux alentours des asclépiades et c'est là que j'ai vu ceci : 



Une chenille de monarque accrochée sur un brin d'herbe, à environ 10 pieds du bosquet d'asclépiades. On repassera pour l'endroit à l'abri de la pluie et du vent mais bon, j'ai appris ma leçon, je l'ai laissée à cet endroit, advienne que pourra !

Ensuite j'en ai trouvé une sur un phlox, à environ 12 pieds des asclépiades :



Les chenilles sont suspendues par les ''fesses'', adoptant une forme en ''J'', ce qui veut dire qu'elles vont bientôt se transformer en chrysalide. Elles ont donc quitté le bosquet d'asclépiades pour se réfugier là, jugeant que ces 2 endroits étaient propices pour leur mue en vue de se transformer en monarque. Alors ainsi soit-il !

Sachant cela, je marchais prudemment lors de mes rondes d'observations par peur d'en écraser une. Et j'en ai trouvé quelques autres dans les parages, et j'ai pu les photographier dans leurs derniers instants en tant que chenilles, puis quelques heures plus tard transformées en chrysalides.

Chenille/chrysalide dans un rosier à 10 pieds des asclépiades :


Chenille/chrysalide dans un houx à 10 pieds des asclépiades :


Chenille/chrysalide sur une clôture à 10 pieds des asclépiades :


Une chenille a fait sa chrysalide sous le toit en plastique d'un cube grillagé que je mets pas terre et dans lequel je mets des grains de millet, pour les bruants. Les carrés sont trop petits pour que les gros oiseaux puissent y entrer :



Une meilleur vue du cube, qui se trouve au pied des asclépiades :




D'autres chrysalides, cette fois-ci dans le bosquet d'asclépiades :




Lorsqu'elles se déplacent sur les feuilles d'asclépiades, les chenilles laissent de petites boules noires que je crois être des ''crottes'' :




Donc, selon mes calculs, d'ici 2-3 jours je devrais avoir le plaisir d'assister au passage de la chrysalide au papillon ! J'ai vu ma première chrysalide le 7 août, et il semblerait que cette étape dure une semaine, donc cela mènerait au 14 août pour la première sortie du monarque. Si seulement 50% des chenilles que j'ai compté se rendent à maturité, j'aurai droit à tout un spectacle quand tout ce beau monde se mettra à voler chez moi 💗

Selon la date d'arrivée ici de la première femelle versus celle de la troisième femelle, et si je me fie à la grosseur des chenilles qui restent encore dans les asclépiades, la sortie des papillons devrait s'étendre sur une période de 3 semaines ! Il faudra que j'observe s'il y aura assez de fleurs durant cette période pour retenir les monarques quelques jours, sinon ils partiront aussitôt vers des endroits plus fleuris que chez moi. 

Je vous laisse avec une photo d'un des écureuils volants qui viennent se gaver de graines de tournesol le soir dans une mangeoire que j'ai installée devant ma fenêtre de cuisine, et qui est éclairée par la lumière du garage :



À bientôt !

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